« Journal de campagne » d’Alain Leduc

L’actualité des élections communales à Saint-Gilles

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La Fête du printemps (place Bethléem) a 10 ans ! … un projet de cohésion sociale à Saint-Gilles …

29 mai 2009 ·

NOUVEAU : dimanche 31 mai…. superbe fête sous le soleil ! Avec Charles Picqué et les amis djiboutiens; avec Ahmed El Ktibi, un des fondateurs de la Fête; avec Martine Wille et Saïd Ahruil, Echevins.

Ce samedi 30 mai, le quartier de la place Bethléem vivra sa 10ème « Fête du printemps ». Ce projet est un des nombreux projets initiés par la Commission communale de cohésion sociale, en partenariat avec plus de 30 associations. Le but est de tisser du lien social entre les très nombreuses communautés, dans le cadre d’une grande fête populaire. Cette fête a été initiée il y a dix ans par des habitants du quartier.

Bienvenue à toutes et tous ! Vous voulez en savoir plus sur les Contrats communaux de Cohésion sociale ?

Depuis le début des années 90, on assiste en Belgique à la création de nouvelles formes d’interventions publiques ciblant prioritairement les quartiers fragilisés, notamment populaires. L’objectif prioritaire de ces politiques est de combattre la dégradation des conditions de vie dans certains quartiers avec la volonté affichée de concentrer les interventions publiques sur les quartiers qui en ont le plus besoin.

Le 13 mai 2004, la Commission Communautaire française (COCOF) s’est dotée d’un nouveau décret qui permet le financement quinquennal de projets de cohésion sociale. Entré en vigueur le 1er janvier 2006, il rassemble les Programmes Intégration Cohabitation (PIC), Insertion sociale et Eté Jeunes qui n’existent dès lors plus en tant que tels.

Les axes prioritaires choisis pour ce premier quinquennat 2006-2010 sont le soutien et l’accompagnement scolaire, l’alphabétisation et la lutte contre la fracture numérique, l’accueil des primo arrivants, le vieillissement des populations et la problématique du genre et plus particulièrement de la mixité, de l’émancipation et de l’égalité hommes-femmes.

Afin de garantir la bonne exécution des contrats communaux de cohésion sociale, chaque commune éligible, dont la commune de Saint-Gilles, a mis en place une « coordination locale » chargée d’organiser la coordination des projets, de les accompagner et de les évaluer. En outre, elle organise une concertation qui réunit tous les acteurs locaux de la cohésion sociale pour les informer et permettre le développement de collaboration entre associations ainsi que la recherche d’une cohérence entre les actions. Outre les 13 contrats communaux, la COCOF attribue également une subvention directe à des projets régionaux ; à portée régionale ou intercommunale.

Une des plus importantes innovations du nouveau décret reste, sans conteste, la création du Centre régional d’appui en Cohésion sociale (CRACs). C’est le Centre Bruxellois d’Action Interculturelle (CBAI) qui a été désigné par le Collège de la Commission communautaire française pour réaliser cette mission. Les missions principales du CRACs consistent en l’appui méthodologique aux coordinations locales, la diffusion d’information au sein du secteur et la réalisation d’un rapport d’évaluation sur l’application du décret.

Cela étant, nous pouvons aisément avancer deux tendances majeures induites par ce nouveau décret :

– d’une part la garantie d’une pérennité des moyens octroyés au secteur associatif et la reconnaissance de l’importance du travail réalisé depuis le début des années 90 et qui continue encore dans les domaines de l’intégration des populations les plus fragilisées et du vivre ensemble.

– d’autre part l’importance de l’évaluation des politiques publiques qui, au delà de la mesure des effets imputables à une politique donnée, elle attribue de la valeur à l’objet qu’elle appréhende, comme en témoigne la précision par les pouvoirs publiques des missions des coordinations locale ainsi que la création du CRACs.

A la lecture des rapports des coordinations locales ou du CRACS, l’on se rend rapidement compte de l’importance du travail déjà réalisé à l’échelle régionale : plus de 8 000 personnes aidées en alphabétisation, environ 30 000 jeunes et adultes sont accueillis dans le cadre d’animations socioculturelles et citoyennes et pas moins de 13 000 enfants et jeunes âgés de moins de 16 ans sont encadrés et aidés grâce aux dispositifs de soutien scolaire[1].

Mais il reste encore du travail à faire… et des défis à relever

l’accroissement de la pauvreté : La région bruxelloise malgré son dynamisme économique manifeste (en termes de PIB, elle se situe au 4ème rang européen), le taux de chômage avoisine les 20% dont sont victimes principalement les jeunes à faible niveau de qualification. De plus, 50% des emplois en Région bruxelloise sont occupés par des non résidants de Bruxelles

La périurbanisation : ce n’est pas un phénomène des années septante seulement. Encore aujourd’hui, les populations quittent le centre et l’ensemble des communes bruxelloises pour aller s’établir en dehors de Bruxelles et essentiellement en périphérie

Les nouveaux flux migratoires : qui, avec le nombre élevé de naissances à Bruxelles, compense le « solde négatif » dû au départ des populations vers la périphérie. Ces nouvelles migrations renouvellent et maintiennent un « niveau d’alerte » élevé en ce qui concerne les questions d’intégration et du vivre ensemble.

Dans ce contexte, les acteurs de la cohésion sociale sont quant à eux confrontés à de nombreuses « tensions » liées à l’identité même de leur secteur et au besoin de clarification de leurs objectifs et leurs champs d’action. Le CRACs dans une note de travail remise aux partenaires locaux et régionaux, résume ces tensions en les questions suivantes:

  • Les destinataires : Quels sont les publics auxquels s’adressent les actions de cohésion sociale ? « Tous les individus » comme l’indique le décret ? Tous les individus « vulnérables » comme il le sous-entend ?
  • Les frontières institutionnelles : La politique de cohésion sociale menée dans le cadre du décret doit-elle assumer son identité multicatégorielle et donc, dans certains cas, son aspect « renforcement » ?
  • La nature de certains types d’action : Quelles finalités pour les actions sportives et artistiques ?
  • Les associations communautaires, confessionnelles et philosophiques : Peut-on considérer que les associations dites communautaires, philosophiques ou confessionnelles construisent de la cohésion sociale ?
  • L’atteinte à la dignité et à l’estime des peuples et individus : Peut-on soutenir des associations qui portent atteinte à la dignité et à l’estime des peuples et individus ?
  • Quels processus ? Si les objectifs opérationnels sont importants, qu’en est-il des processus ?
  • Les finalités politiques : Quels devraient être les horizons régulateurs d’une politique de cohésion sociale ?

Dans tous les cas, ces dispositifs doivent être poursuivis, comme tous les dispositifs fédéraux (FIPI, Programmes grandes villes) ou régionaux (contrats de quartier, insertion socio-professionnelle, cohésion sociale) qui créent des discriminations positives dans la Ville, au bénéfice des quartiers les moins favorisés !

Alain LEDUC

(Merci à Fatima BOURARACH pour sa collaboration)


[1] Rapport du CRACs : 2007

→ 1 Commentaire

1 response à ce jour ↓

  • 1 Ali Ahmed-Hamadou // Juin 3, 2009 at 10:15

    Bonjour ,

    Monsieur, l’échevin Alain Leduc, La communauté Djibouto-Somalienne vous remercie pour tous vos efforts et vous soutienne dans ces moments les plus difficiles pour un Politique, qui sont ,les élections .

    Merci, Monsieur Leduc et merci également à Fatima .

    Ali Ahmed, Secrétaire Général d’Abed .

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