« Journal de campagne » d’Alain Leduc

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Conférence-débat mercredi 27 mai: « Que veut la FGTB pour Bruxelles? »

21 mai 2009 ·

NOUVEAU (28 mai 2009): 70 participants à la Conférence-Débat d’hier soir. Exposé introductif très pédagogique de Philippe VAN MUYLDER, réponse concrète de Charles PICQUE, une salle très participative, une 20aine d’interventions constructives, et finalement, le verre de l’amitié ! Une belle soirée !

Dans le cadre de l’Université populaire de Bruxelles, la Centrale Culturelle Bruxelloise vous invite à la soirée-débat :

« Pour un Pacte de croissance urbaine… »

MERCREDI 27 MAI 2009
de 17H45 à 20H00

Le débat sera animé par Alain LEDUC, Président de l’UP de Bruxelles, avec la participation de Philippe VAN MUYLDER, Secrétaire général de la FGTB de Bruxelles, et de Charles PICQUE, Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale

Venez nombreux pour donner votre avis !

La FGTB plaidera un nouveau « pacte de croissance urbaine » pour lutter contre la dualisation de la Ville. Vous voulez en savoir plus ? Lisez ci-dessous ….

La FGTB veut un pacte de croissance urbaine!!

Logo FGTB Bruxelles

Depuis plusieurs années, l’économie bruxelloise subit de profondes transformations. Peu à peu, Bruxelles -autrefois ville industrielle très prospère- devient une grande métropole de services.
Longtemps, le monde du travail a pu participer à l’essor économique de la Ville-Région, via son offre d’emplois industriels, son offre de logements accessibles et la qualité de ses équipements collectifs.
Aujourd’hui, la donne a complètement changé : la désindustrialisation, l’explosion du prix des logements et un réel sous-financement des équipements collectifs ont généré pauvreté et exclusion sociale. C’est, pour la prochaine législature, un défi considérable.

Dans un tel contexte, la FGTB considère qu’il est vital de doter Bruxelles d’un nouveau projet économique et social mobilisateur, assurant une répartition plus juste de la richesse créée et incluant la mise en place de nouveaux services et équipements collectifs. Selon le syndicat socialiste, Bruxelles ‘mérite’ une amélioration du sort de ses travailleurs, aujourd’hui exploités de manière de plus en plus intensive. Ce dont Bruxelles a besoin, ce n’est certes pas d’une dérégulation accrue de l’économie de services mais, tout au contraire, d’un encadrement social de cette nouvelle économie…

Pour y parvenir, la FGTB préconise la négociation d’un Pacte de croissance urbaine.
Cet outil, tripartite (patrons-syndicats-gouvernement), aurait notamment comme ambition d’opérer une série d’arbitrages :

  • Entre développement économique et amélioration des conditions de travail ;
  • Entre efforts à consentir pour le développement international de Bruxelles (développement marchand) et besoins à satisfaire en services publics et en équipements collectifs (développement du ‘non-marchand’);
  • Entre réponses à apporter aux crises environnementale et sociale ;
  • Eentre frontières institutionnelles et réalité des bassins économiques.

Concrètement, pour la FGTB, quatre grandes priorités s’imposent aujourd’hui :

  • Renforcer le système éducatif et de formation ;
  • Modérer les loyers
  • Défendre et promouvoir les services publics ;
  • Promouvoir l’emploi des jeunes.

Même s’il s’agit, en réalité, d’une matière dépendant des deux Communautés, la FGTB est convaincue que l’enseignement constituera le principal défi régional au cours de la législature 2009-2013. Elle demande, à tout le moins, un renforcement substantiel de ce que l’on appelle les « politiques croisées » entre la Région de Bruxelles et les deux Communautés, ainsi que la mise en place d’une coordination régionale de l’offre d’enseignement via une instance de pilotage unique (bruxelloise et bi-communautaire), réunissant tous les niveaux de pouvoir concernés et les interlocuteurs sociaux.

Même insistance du syndicat sur le chapitre du logement, préoccupation majeure de la FGTB de Bruxelles. La crise du logement pèse directement sur le pouvoir d’achat des travailleurs, en manière telle que toute augmentation salariale, toute revalorisation d’allocation sociale risquent d’être aussitôt « englouties » par les effets de la spéculation immobilière. ‘C’est totalement inacceptable’.

Depuis plusieurs années, les services publics sont au cœur d’une offensive libérale menée au niveau de l’Union européenne, qui impose l’idée selon laquelle la loi du marché doit être partout la règle, l’intervention publique, l’exception… Pour les patrons du secteur privé, l’activité des services publics représente, il est vrai, des opportunités de marchés (et donc de profits) gigantesques. La FGTB demande que les pouvoirs publics soient mis en capacité d’assurer, à tous et à toutes, une redistribution équitable de la richesse collective régionale et…de garantir le respect de l’état de droit. Tout désinvestissement structurel dans les services publics (dans leurs missions de contrôle comme dans leurs prestations d’intérêt général) concourt à la dérégulation alarmante de l’économie urbaine.

Quant à l’emploi des jeunes, la FGTB annonce qu’elle maintiendra sa pression sur les employeurs bruxellois, qui ont pris des engagements précis en matière de création de premières expériences professionnelles, mais qui tardent, visiblement, à les concrétiser. En somme, pour la FGTB, l’urgence, aujourd’hui, c’est d’activer… les employeurs, dans leurs obligations légales et conventionnelles d’engagement de jeunes Bruxellois…

Pour la FGTB, les défis de la décennie 2010 porteront sur la participation de tous les Bruxellois et de toutes les Bruxelloises à l’essor économique et social de la Ville. C’est en ce sens qu’il importe de créer les conditions d’un nouveau Pacte de croissance urbaine.

Le mémorandum est téléchargeable ICI
Renseignements : eric.buyssens@fgtb.be – 02/552.03.56

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