« Journal de campagne » d’Alain Leduc

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Le droit à un premier emploi

13 mars 2008 ·

Par Lise Valckenaers:

Dans certains quartiers de Bruxelles, le taux de chômage des jeunes dépasse les 80%. Une solution pour éviter l’enlisement de ces jeunes dans un chômage de longue durée : remplacer le stage d’attente par une première expérience professionnelle.

La Région bruxelloise se caractérise par une situation démographique fondamentalement différente des deux autres Régions. Entre 2010 et 2050, la population des 15-64 ans (c’est-à-dire grosso-modo celle qui est en âge de travailler) diminuera de 530 000 unités en Flandre tandis qu’elle augmentera de 30 000 unités à Bruxelles. Autrement dit, le nombre de jeunes entrant sur le marché de l’emploi à Bruxelles va fortement augmenter dans les années à venir alors qu’il diminuera dans le reste du pays. Or les statistiques concernant les communes bruxelloises nous montre que le taux chômage des jeunes (moins de 26 ans) est systématiquement plus élevés que le taux de chômage général, atteignant 80% dans certains quartiers. A ce problème démographique s’ajoute un problème d’inadéquation du profil de qualification entre l’offre et la demande (3/4 des demandeurs d’emploi n’ont pas le niveau du secondaire alors que ¾ des offres d’emplois requièrent au minimum un diplôme du secondaire). Cette réserve de jeunes chômeurs peut être vue comme un formidable potentiel pour le pays (au regard des problèmes des pensions et de la sécurité sociale qui menacent principalement la Flandre) à condition que soient dégagés les moyens nécessaires pour créer les emplois qui permettront d’accueillir ces travailleurs sur le marché de l’emploi. C’est pourquoi, nous proposons le DROIT à un premier emploi : afin d’éviter que ces jeunes des quartiers qui sortent des études ne s’enlisent dans le chômage, il est urgent de leur proposer une première expérience professionnelle équivalente aux neufs mois d’attente. Le stage d’attente est une expérience absolument démobilisante (« attend avant de pouvoir t’inscrire au chômage ») qu’il faut remplacer par un message plus positif.

Quels sont les moyens à notre portée :


La revalorisation des emplois ACS : selon les études du Bureau du Plan, depuis 1994 un chômeur coûte plus cher qu’un travailleur (en 2004 : 27 000 € par an). Une distribution plus équitable des droits de tirage (la clé de répartition ayant été fixée en 1989 à 8%, ce qui correspond au taux de chômage de l’époque) permettrait la création de nouveaux postes ACS.

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